Le calcul
Cinq minutes par jour contre deux heures de correction à chaque erreur. Tant que l'entrée du process n'est pas fiable, l'automatisation ne fait que propager les erreurs plus vite et plus loin. Un tuyau automatisé avec une mauvaise entrée, c'est une fuite automatisée.
La règle
Automatisez ce qui est stable. Ce qui bouge encore, gardez-le à la main jusqu'à ce que ça arrête de bouger. Un process est stable quand les entrées sont toujours au même format, quand les exceptions sont rares et connues, et quand une erreur se voit tout de suite. Tant qu'une de ces trois conditions manque, cinq minutes de main valent mieux qu'un système.
Comment appliquer ça dans une PME
- Les relances de factures : stable, automatisez.
- La confirmation d'une demande entrante : stable, automatisez.
- La validation d'un devis complexe : ça bouge, gardez la main.
- Une nouvelle offre qui change chaque semaine : attendez qu'elle se fixe.
C'est exactement ce qu'on décide en diagnostic : pas seulement ce qui est automatisable, mais ce qui l'est maintenant.
En résumé
- Un process instable automatisé propage les erreurs plus vite.
- Cinq minutes de main par jour peuvent valoir mieux que deux heures de correction.
- Automatisez ce qui est stable : entrées fixes, exceptions rares, erreurs visibles.
- Le diagnostic décide ce qui est automatisable maintenant.
Questions fréquentes
Comment savoir si un process est stable ?
S'il s'est déroulé de la même façon les dix dernières fois, sans exception surprenante, il est stable.
Faut-il attendre la perfection avant d'automatiser ?
Non, la stabilité suffit. On peut aussi automatiser avec une vérification humaine à la sortie.
Et si un process automatisé commence à bouger ?
On remet une étape de validation humaine le temps que ça se stabilise. Un système se règle, il ne se subit pas.